La Reboule – Traditions – Arlebosc le 27 août

 

La Reboule est la fête de la fin des moissons : les prés sont fauchés, le foin est rentré, les divers fruits ont été ramassés et vendus, il est l’heure de danser, chanter et manger.

 

Chaque année, depuis 9 ans, Arlebosc fête cet évènement.

 

 

 

 

 

Reboule était l’expression employée par le monde rural dans notre région, au cours des derniers siècles.

 

Ce mot était synonyme de reconnaissance, de satisfaction, de savoir-vivre et de convivialité.

 

La Reboule était une journée gastronomique familiale et amicale, un moment de fête pour remercier les participants aux travaux des champs, souvent bénévoles.

 

 

Les mets qui composaient le repas de midi provenaient en majorité des produits de la ferme et de la nature, en particulier de la “Tuade” du cochon qui donnait le gros saucisson appelé “fond du monde”, la “Maôche “(estomac de porc farci), le jambon cousu et farci avec de la chair à saucisse et “la Jambonnette”.

 

Souvent le coq de la basse-cour faisait les frais de ces ripailles.

Etaient aussi servies la fricassée de pommes de terre et les fourmes de ferme jalousement gardées pour la circonstance, devenues bleues à l’intérieur avec la croûte un peu fumée après des mois d’attente sur les claies disposées près de la cheminée.

 

 

 

Les Picodons nature ou affinés, au vin blanc, au marc ou aux huiles, permettaient d’apprécier le “Canon de Clinton” (Vieux cépage rouge aujourd’hui disparu car interdit en 1934, sous prétexte qu’il rendait fou et aveugle)…

 

 

Le dessert se composait fréquemment de l’incontournable crème Chantilly abondamment servie, des œufs à la neige ou îles flottantes nappées de caramel.

 

 

 

 

 

 

Pour accompagner ces douceurs, un gros gâteau doré bien levé, de la dimension d’une couronne de pain, cuit au four à bois, faisait le régal des convives, le tout arrosé de boissons douces alcoolisées, entre autres “la Cartagène” (Jus de raisin additionné de marc, le tout macéré).

 

 

 

 

 

 

 

Après le café, les alcools du chef de maison apparaissaient.

Les connaisseurs, en les savourant, s’interrogeaient sur l’origine et l’âge souvent difficiles voire impossibles à déterminer, après avoir lampé plusieurs verres.

 

 

 

 

La dégustation des traditionnelles cerises à l’eau de vie confortait le prétexte d’une digestion plus facile. “Quand on a bien travaillé cela ne peut pas faire mal, on l’a bien mérité”, s’écriait sincèrement la maîtresse de maison pour une invitation à se resservir.

 

 

 

Dimanche 27 août, Arlebosc organisera la 9ème édition de la fête de La Reboule, fête populaire et familiale proposée par le comité des fêtes.

 

 

RAD

 

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