Lundi de Pentecôte: Jour travaillé ou jour férié ?

 

Férié depuis 1886, le Lundi de Pentecôte ne l’est plus pour tous depuis 2004. L’année précédente, en 2003, une canicule a causé près de 15 000 décès dans l’Hexagone. La plupart des victimes étaient des personnes âgées.

Premier ministre à l’époque, Jean-Pierre Raffarin propose la mise en place d’une journée dite de “solidarité”.

Elle sera dans un premier temps fixée au lundi de Pentecôte.

 

Les salariés sont alors invités à travailler gratuitement, dans le but de financer des “actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées”. C’est donc les salaires de cette journée  qui alimenteront leur financement.

 

Pentecôte 2017 : le lundi de Pentecôte, férié ou pas ?

Rapidement contestée sur le terrain social, en 2008, la “nouvelle” journée de solidarité est finalement désolidarisée du lundi de Pentecôte.

Officiellement redevenu férié, le lundi de Pentecôte peut pourtant toujours être travaillé. C’est le cas pour environ un tiers des Français.

La journée de travail non rémunérée est maintenue mais il est possible de lui faire prendre d’autres formes, comme un jour de congé ou de RTT. Les règles sont désormais fixées par des accords de branche ou d’entreprise.
Que votre journée de solidarité soit effectuée tel ou tel jour, en continu ou en fractionné, le travail accompli restera non-rémunéré, la plupart du temps dans la limite de 7 heures.

L’employeur doit de son côté verser une contribution équivalente à 0,3% de la masse salariale.

Les travailleurs indépendants non – salariés ne sont pas concernés.

Pour de nombreuses entreprises, le lundi de Pentecôte reste le jour privilégié pour la mise en application de la Journée de solidarité.
Travailleront le 05 juin, principalement les salariés du secteur des services, tels que les vendeurs et autres commerçants.

 

 

Cette Journée permet à l’Etat de rassembler environ 2 milliards d’euros par an en faveur des personnes âgées et handicapées, selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

 

En 2016, la journée de solidarité devait rapporter 2,29 milliards d’euros.

Redistribution prévue

  • 1,3 milliard d’euros devait être redistribué au bénéfice des personnes âgées, avec 458 millions d’euros aux conseils départementaux pour le financement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et 916 millions d’euros aux établissements et services médico-sociaux accueillant ce public.
  • 916  millions d’euros également  à destination des personnes handicapées, pour le financement de la prestation de compensation du handicap et le fonctionnement des établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes en situation de handicap.

Plus concrètement, les recettes de la journée de solidarité contribuent par exemple à recruter du personnel en maison de retraite ou en structure spécialisée, à financer des heures d’aide à domicile pour les seniors en perte d’autonomie et les personnes handicapées.

 

RAD

 

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