Les changements climatiques: mythe ou réalité ? Conférence de l’Université Populaire du Vivarais

 

L’Université Populaire du Vivarais a organisé ce mardi 10 mai une conférence sur les changements climatiques animée par Walid Abboud, Professeur d’Université.

Devant un public très attentif, il a présenté un diaporama fort documenté en différenciant, dès le début de son exposé

  • la météorologie qui est l’étude des masses d’air,
  • et la climatologie qui est une science beaucoup plus complexe relevant de plusieurs sources scientifiques comme la paléontologie avec l’étude des fossiles et le carottage des sédiments sous forme de poussières ou le carottage glaciaire,
  • l’astronomie avec l’observation de la position de la Terre par rapport au soleil sur une période de 100 000 ans,
  • la chimie en comparant le taux  d’oxygène dans les glaciers ou l’élévation sans cesse croissante du cycle du carbone, les relevés de température sur 24 000 ans… D’ailleurs, le prix Nobel de physique 2021 a été attribué à trois chercheurs pour leurs travaux sur le climat.

Depuis l’avènement de la révolution industrielle bien avant 1900, force est de constater que les conditions climatiques qui étaient alors relativement homogènes se sont considérablement dégradées au fil du temps.

 

La principale cause est l’élévation considérable du taux d’oxyde de carbone dans l’atmosphère puisqu’elle est estimée à 4 milliards de tonnes par an depuis 1950…

Cet effet de serre entraîne l’augmentation des températures  avec des conséquences visibles comme la fonte des glaciers qui ont perdu 7 milliards de mètre cube, les cycles de sécheresse continue, la hausse progressive du niveau des océans, les difficultés pour les populations pour l’approvisionnement en eau, surtout en Asie.

 

Pour 97% des scientifiques, le réchauffement climatique est provoqué par l’activité humaine. Il reste 3% de climatosceptiques qui nient cette réalité et qui prétendent que le réchauffement de la planète est dû aux fluctuations de l’énergie solaire.

Curieusement, on les retrouve chez les  géants pétroliers  et dans les lobbies des énergies fossiles qui sentent une menace contre le libéralisme économique et contre leurs intérêts…Le protocole de Kyoto de 1997 que les Etats-Unis d’Amérique ont refusé de signer a quand même réuni 31 000 scientifiques signataires contre 39 climatologues non signataires.

 

Pour certains spécialistes, le réchauffement climatique pourrait entraîner des crises migratoires, la guerre de l’eau pour cultiver la terre, des famines, l’accélération de la transmission des virus dont certains sont encore inconnus.

 

La solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourrait passer par l’utilisation des énergies dites « décarbonées » (solaire, éolien, électrique)  consistant à adopter ces dispositifs de manière collective et individuelle en appliquant le principe dit de « sobriété énergétique » où il faut privilégier les plus utiles, restreindre les plus extravagants  et supprimer les plus nuisibles de nos besoins.

 

Alain Jammet

 

 

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