La Phytothérapie – Conférence du 24 avril à Lamastre

 

 

L’Université Populaire du Vivarais a organisé mercredi dernier une conférence au Centre Multimédia sur le thème de la phytothérapie ou comment se soigner avec les plantes, animée par Jean Coudour.

 

 

La phytothérapie, médecine naturelle et millénaire, considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une médecine conventionnelle, est largement utilisée à travers le monde pour son efficacité, le peu d’effets secondaires et l’absence d’accoutumance.

 

 

Devant un public nombreux, attentif et très réactif, le conférencier qui possède une riche expérience de préparateur en pharmacie et anime des formations sur la botanique depuis plus de dix ans, a su faire partager sa passion pour son étude et sa longue pratique sur les plantes médicinales.

 

 

 

On n’en compte guère plus de 300 en Europe tempérée dont environ 80 en Ardèche et une cinquantaine qui sont assez disponibles dans des biotopes différents.

Certaines plantes ont un ou deux principes actifs majeurs comme le coquelicot, la vigne rouge ou la bruyère, les autres principes étant complémentaires.

Cueillies à des périodes précises de l’année et par beau temps, les plantes médicinales sèches seront valorisées par l’herboristerie, par l’aromathérapie pour les huiles essentielles, par la gemmothérapie pour les bourgeons. Il s’agit alors d’extraire les principes actifs, de les doser, de mettre en forme les produits et les excipients pour qu’ils soient efficaces sans être toxiques. La tisane de thym ou de tilleul, par exemple, est la manipulation la plus simple, la plus compliquée étant la teinture à base d’alcool.

 

A partir d’une préparation correcte et si l’on respecte la bonne posologie pour que le corps puisse bien assimiler les produits, le traitement de certains  maux par les plantes médicinales sur le système physiologique  est un apport intéressant.

 

Des exemples parmi les plus connues:

 

 

 

la sauge sclarée dite « La Toute Bonne » et son dicton : »Qui a de la sauge dans son jardin ne voit pas le médecin »

 

 

 

 

ou l‘armoise commune pour le système hormonal, la valériane officinale ou la camomille romaine pour le système nerveux, la vigne rouge ou le fragon épineux pour le système circulatoire, la bruyère ou le pissenlit pour le système rénal, la sauge officinale

 

 

ou la mélisse pour le système digestif,

 

 

 

le coquelicot ou le serpolet pour le système respiratoire, l’échinacée ou l’argousier pour le système immunitaire, la chicorée ou le fumeterre pour le système hépatique,

 

 

 

la prêle des champs

 

 

 

 

ou le frêne élevé pour le système ostéo-articulaire, le saule ou la reine des prés pour les douleurs…

 

Par contre, tout ce qui est « naturel » n’est pas inoffensif. Attention donc à l’automédication, certains produits de phytothérapie peuvent exposer à des interactions médicamenteuses…En cas de doute, l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien est indispensable.

 

Alain Jammet

 

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