Carburants: les prix flambent à nouveau… et en toute discrétion – Bis repetita ???

 

Le prix des carburants de nouveau à la hausse

 

Gilets jaunes le samedi , grand débat les autres jours de la semaine… le tout éclipsé aujourd’hui par des récentes dispositions gouvernementales que certains qualifieront de liberticides, avec les marqueurs chimiques, interdictions de manifester ici, déploiement de l’armée ailleurs…, le sauvetage tant espéré d’un ministre tant décrié… les « chroniqueurs » ou prétendus « spécialistes » en tout genre et « chiens de garde » de nos médias télés ne doivent jamais faire de plein d’essence ou en méconnaitre le prix…

Le sujet des carburants qui a mis le feu aux poudres en novembre 2018 est totalement occulté….

Et pourtant de la poudre, on en répand abondamment sur les pavés parisiens et autres lieux de manifestations, encore plus est même annoncé pour aujourd’hui !!!

 

En deux mois, les prix du carburant sont repartis à la hausse et atteignent en ce début mars 2019 leur niveau d’avant la crise des gilets jaunes.

 

Rappelons qu’en 2018, le prix du litre de diesel a augmenté de 23% et celui de l’essence de 14%. Les seules taxes avaient augmenté de 7,6 centimes au litre pour le diesel, et de 3,9 centimes pour l’essence.

 

Sous la pression populaire, le gouvernement avait dû renoncer pour 2019 à une nouvelle hausse de taxes de 3 centimes sur l’essence et 6 centimes sur le diesel, tout en maintenant, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, une hausse de 10 centimes sur l’essence et 19 centimes sur le diesel d’ici 2022.

 

 

 

Aujourd’hui, le litre de gazole s’affiche en moyenne à 1,46 euro et l’essence sans plomb 95 à 1,47 euro. Soit sensiblement le même prix qu’en novembre 2018, lorsque la crise des gilets jaunes a démarré…

 

 

 

 

Les chiffres publiée par le ministère de la Transition écologique indiquent que:

  • Le gazole, qui représente près de 80% des volumes vendus, s’affiche à 1,4597 euro le litre, soit 0,94 centime de plus que la semaine précédente.

 

  • Le litre du sans plomb 95 a augmenté de 1,13 centime à 1,4699 euro, et celui de l’essence sans plomb a pris 1,12 centime à 1,4472 euro.

 

  • Le sans plomb 98 s’affichait à 1,5304 euro le litre, contre 1,5193 la semaine précédente.

 

Comment sont fixés les prix ?

 

Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes.

 

Si les prix flambent à nouveau, c’est en grande partie à cause du prix du baril. Les cours ont fortement augmenté depuis la fin 2018 mais aussi à cause du système de taxation qui nous est imposé.

  • Le coût du pétrole brut compte seulement pour un peu plus d’un quart du prix du gazole et de l’essence à la pompe.
  • Le raffinage et la distribution représentent environ 13%.
  • Les taxes comptent pour près de 60%.
  • La TVA est appliquée non seulement sur le produit à la pompe mais aussi sur les taxes afférentes.

 

La principale taxe est la TICPE (Taxe Intérieure sur la Consommation de Produits Energétiques).

 

En 2018, elle était fixée, hors majorations régionales, à 0,6869 € par litre pour le SP95, 0,6669 € par litre pour le SP95-E10 et 0,594 € pour le gazole routier.

La TICPE constitue la 4éme recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés.

 

Cette taxe augmente et rapporte bien plus qu’on ne le croit…

 

Cette TICPE constitue toujours une grosse recette pour Bercy : 17 milliards d’euros mais c’est seulement la part des recettes d’Etat.

Il faut ajouter celle qui va aux régions et aux départements. Au total, cette taxe rapporte environ 35 milliards d’euros.

 

 

Sur 1€ de carburant plus de 50 centimes part en TICPE.

 

En fait la TICPE est un peu comme la TVA : ces impôts qui ne font pas débat mais qui sont des machines à cash.

Ces impôts indirects sur la consommation (tabac, alcool, pétrole…) rapportent gros., tout cela étant justifié par des bons sentiments de prétendu intérêt général.

 

L’association « 40 millions d’automobilistes » a fait part de sa colère dans un communiqué « flash actu » du 6 mars et demande une fiscalité adaptée qui doit passer nécessairement par une baisse de la TICPE, de la taxe carbone et l’annulation de la double peine que constitue la TVA pesant sur le prix TTC du produit.

 

Fin février, le président de la République s’est dit ouvert à un système de fiscalité fluctuant en fonction des cours du pétrole. Il avait déjà évoqué cette idée en novembre 2018…

Le gouvernement Jospin avait mis en place une mesure similaire entre 2000 et 2002.

 

Le montant de la taxe qui baisserait quand les prix du baril augmentent, ne serait ce pas un moyen de ne pas perdre du pouvoir d’achat ?

Faut il un débat pour s’en rendre compte ?

Affaire à suivre…. simple volonté politique.

 

 

La goutte d’essence qui fait déborder le vase: Déjà oublié ?

Lire ou relire les-briques à Bidule (c’est édifiant)

 

RAD

 

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