Communiqué à la demande de l’Association Silice

communique

L’association SILICE nous a demandé de bien vouloir relayer sur notre site le résumé de sa dernière assemblée générale extraordinaire. En voici le contenu reproduit in extenso:

 

SILICE

Sauvegarder les Intérêts des Lamastrois par l’Information sur la Carrière et l’Environnement

BP 40 – 07270 LAMASTRE

Association loi 1901 n 007300720

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« L’association SILICE a tenu une assemblée générale extraordinaire ce vendredi 28 octobre pour faire le point sur les travaux en cours à la carrière ROFFAT et sur les différentes actions devant les instances juridiques administratives et pénales.

Depuis le printemps 2015, l’entreprise ROFFAT a relevé le front de taille de 30 mètres environ. Du rocher a été extrait pour construire le mur de gabions à la place des anciennes trémies. Des matériaux ont été commercialisés, d’autres sont entreposés en masse à l’entrée de la ville, en face des anciens abattoirs. Il n’y a pas eu d’activité de mai à novembre 2015, puis durant tout l’été 2016.

La sécurisation du site n’a pas été menée à son terme : ni le bassin de rétention des eaux pluviales, ni la 2ème sortie en direction de TOURNON, n’ont étaient réalisés.

 

Nous rappelons que :

  • Cette carrière n’a rien à voir avec l’ancienne carrière artisanale SINZ arrêtée en 1988. On passe de quelques milliers de tonnes de matériaux par an à 100 000 pour 2 emplois seulement.
  • La réouverture de la carrière a été rendue possible grâce à la modification du plan d’occupation des sols décidée par le conseil municipal de Lamastre le 9 octobre 2003 et à ses 2 avis favorables rendus le 27/10/2005 puis le 23/09/2013.
  • Pour bien comprendre le comportement aberrant du conseil municipal de Lamastre, nous reproduisons en fin d’article la lettre que M. CHOSSON, 1er adjoint, adressait le 27/11/2000 au président des offices de tourisme de l’Ardèche, au sujet du projet de carrière Roffat à Nozières. Étonnant, non ?
  • Le front de taille actuel ne constitue pas la limite définitive de la carrière ROFFAT. L’étude d’impact prévoit une exploitation jusqu’à la cote 492, ce qui est loin d’être la limite atteinte aujourd’hui.
  • L’activité de ces 2 dernières années ne représente pas ce que sera l’exploitation future du point de vue des nuisances sonores et visuelles. En fait, l’entreprise ROFFAT n’a sans doute pas voulu davantage investir en attente de la décision du juge administratif devant lequel nous avons déposé un recours.
  • Contrairement à la communication de notre maire, la voie du train touristique (ex. « Mastrou ») ne doit pas être refaite aux « deux tiers ». Nous disposons d’un courrier du Conseil Départemental qui précise que seuls 5-6 kilomètres doivent être rénovés et que les besoins sont sans commune mesure avec la capacité de la carrière ROFFAT.
  • la révision actuelle du plan d’occupation des sols de Lamastre en plan local d’urbanisme semble laisser place à une possible extension de la surface exploitée puisque, selon nos informations, les terrains situés en face et au dessus de l’hôpital deviendraient non constructibles, sauf dans les zones dites « en dent creuse » c’est à dire hors éclairage visuel et sonore avec la carrière.

Nous voulons aussi attirer l’attention de la population lamastroise sur l’évolution de la carrière de Saint Julien Molette (photo ci-dessous).

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Comme celle de Lamastre, elle était prévue à l’origine pour 15 ans et devait fermer en 2020, Mais, contrairement à son engagement vis à vis du Parc Naturel Régional du Pilat de remettre le site en état pour cette date, l’exploitant a demandé une extension de la surface (66000 m2 de plus, 500000 tonnes par an) et de la durée du droit d’exploiter jusqu’en 2050. Le conseil municipal a délibéré, en vain, contre cette prolongation. Un des opposant écrit : « La carrière, c’est beaucoup de pollution sonore, on a un camion toutes les 2 minutes dans le village. On a des maisons fissurées parce qu’il y a des explosions sur cette carrière. On pense que le village a assez subi cette carrière. On attendait patiemment 2020 ».

Nous savons que l’entreprise ROFFAT possède déjà un droit de foretage sur une parcelle de terrain située au-delà de la zone sur laquelle elle a le droit d’exploiter aujourd’hui.

 

Lamastre va-t’elle connaître le sort de Saint Julien Molin Molette ?

 

Du point de vue juridique, SILICE a déposé

  • le 13 décembre 2014 un recours devant le tribunal administratif de Lyon pour demander l’annulation de l’arrêté préfectoral.

L’audience de plaidoirie est fixée au 17/11/2016 à 10h30 au 184, rue Du Guesclin à Lyon.

En cas d’échec, SILICE s’engage, avec votre soutien, à faire appel contre le jugement.

  • Une plainte pour production d’une fausse attestation à l’attention du commissaire enquêteur et du Préfet a été déposée devant la juridiction pénale.
  • Une autre plainte a été déposée contre les arracheurs de banderoles « Non à la carrière » au cours de l’été 2014 dont au moins 2 ont été convaincus par la brigade de recherches et d’investigation de Tournon de vols en réunion avec circonstances aggravantes compte tenu de leur qualité.
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SILICE, le 29/10/2016 »

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2 commentaires sur Communiqué à la demande de l’Association Silice

  1. Pour souvenir, une chanson écrite avant que cette carrière ne s’impose

    sur l’air de « Est-ce ainsi que les hommes vivent » de Caussimon et repris par Léo Férré

    Tout est affaire de quelques mois,
    Avec la société Roffat.
    Je les imagine déjà,
    à grands coups de dynamite
    qu’on entendrait jusqu’à Lapras,
    éventrer ce si bel endroit
    avec pertes et avec fracas,
    retirant le précieux granit.

    Cœur léger, cœur changeant, cœur lourd,
    le temps de rêver est bien court,
    que faut-il faire de ces poids lourds,
    que faut-il faire de ces bruits ?
    Dans le village, près des demeures,
    à peu près toutes les heures,
    vous entendrez leurs gros moteurs
    qui grincent et claquent sans répit.

    (Refrain):
    Est-ce ainsi que les hommes vivent ?…
    Et leurs carrières ainsi les suivent ?…

    C’était un temps déraisonnable,
    avec des projets détestables,
    même si ils étaient inacceptables
    aux yeux des pauvres citoyens.
    Ils ne voyaient que le rentable,
    au nom d’un’ carrière exploitable,
    rendre le village invivable
    et prendre les gens pour des chiens.

    Prendre nos vessies pour des lanternes
    et nous traiter de rabats-joie,
    passé le temps des balivernes,
    quand ils promettent plusieurs emplois.
    A part faire fuir les hirondelles,
    je me demande bien ce qu’elle
    peut apporter qui renouvelle
    l’attrait touristique villageois.

    (Refrain)

    Le ciel sera gris de nuages,
    voici les sirènes sauvages
    et les poussières qui nous ravagent
    au-dessus des maisons, du Doux.
    Elles entreront par la fenêtre,
    leurs chants tristes dans nos êtres
    se propagera dans notre mal-être,
    on pourrait y devenir fous.

    Elle avait pourtant l’attirance
    d’une ville calme et sans nuisances,
    avec toutes ses réjouissances
    d’offrir à tous sa bienvenue.
    Et la semaine et le dimanche,
    toutes les personnes qui s’y retranchent,
    cherchaient le bonheur qui s’y èpanche
    loin des villes modernes saugrenues.

    (Refrain)

    On a eu droit aux mascarades
    de cette démocratie malade
    pour avaler toutes ces salades
    après une enquête publique,
    inondés par tous les chiffres
    des bureaux d’études, les sous-fifres
    qui manipulent et s’empiffrent
    de dessous de table, c’est là le hic !

    Mais bientôt vous verrez la ville
    de Lamastre et ses civils
    se sentir soudain en péril
    en mesurant tout le chaos
    qu’engendrent tous ces malfaiteurs,
    se battre contr’ les escamoteurs,
    réclamant leurs droits haut-les-cœurs :
    – Que Roffat s’en aille in petto !!

    (Refrain) :
    Est-ce ainsi que les hommes vivent ?…
    Comme des abrutis révolus……

  2. Bonjour,
    Tout d’abord je félicite ce site internet pour la bonne communication sur des sujets qui concernent l’intérêt général de ce bassin de vie !
    La carrière de Lamastre est une aberration pour le développement du canton. J’ai exprimé cela dans une lettre ouverte le 30/01/2006, adressée au préfet et au conseil municipal :
    « … Ce canton n’a qu’une seule ressource : son environnement naturel magnifique et ses hommes (ardéchois de souche ou de cœur). Tout le monde parle aujourd’hui de « développement durable ». Et même si ça peut vouloir dire tout et n’importe quoi, on sait au moins que cela concerne en premier lieu un mode de fonctionnement économique et sociale durable, exactement le contraire d’un pillage des ressources naturelles sans merci et de la dégradation de la qualité de vie.
    Mais alors de quoi peut-on vivre ici?
    Ici, la nature et son environnement attirent chaque année des milliers de citoyens. Ces « touristes » sont des gens venus respirer l’air pur, découvrir la nature et les hommes qui transforment la nature par leur travail en produits savoureux, pour élargir leur horizon et jouir des spectacles culturels, bref pour se « ressourcer » comme on dit aujourd’hui. Et là aussi, s’impose la question de qualité. C’est toute la différence entre un tourisme industriel qui pille les visiteurs (comme la nature d’ailleurs) et un tourisme de qualité (dit vert). Toutes les initiatives qui vont dans ce sens sont à saisir, y compris une agriculture paysanne et la transformation de leurs produits. … »
    Je pense que ces réflexions n’ont pas perdu de leur actualité. Hélas, à Lamastre on est obligé de supporter une majorité municipale qui n’a aucune vision à long terme, qui agit sur tous les sujets avec une vision de petit comptable, où le souci de réélection domine toutes les décisions. La question qui détermine toutes les autres : « comment et de quoi nous (les citoyens de la commune et du canton) voulons vivre ici, maintenant et dans l’avenir et comment on peut développer une dynamique citoyenne », n’a pas (encore) trouvé sa place.
    Cette carrière industrielle va déterminer pour une très longue période (15 ans et plus) les possibilités de développement du canton. Il faut voir l’enjeu dans ce contexte là. Ce n’est pas qu’une question de perte de valeur de l’immobilier de quelques personnes, c’est une question qui touche notre vie dans presque tous les domaines.
    Le mouvement contre la carrière mérite tout le soutien possible : je propose un covoiturage pour aller au tribunal le 17 novembre et exprimer notre désaccord aussi devant cette instance.
    bien à vous, Peter

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